La vie de Blacky (mon gros chat) ! #1

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Préambule: Aujourd’hui j’ai décidé de laisser parler mon chat. Oui mon chat. Vous avez déjà pu l’apercevoir ici bien caché sur la deuxième photo.

Pourquoi? Et pourquoi pas! J’aime mon chat, il m’aime et sans ses câlins je me sentirais délesté d’un grand poids (au sens figuré comme au sens propre humhum) le soir dans mon petit lit. Alors pour lui rendre tout cet amour qu’il me donne, je le laisse enfin s’exprimer et nous raconter une des ses journées palpitantes. Je suis intimement persuadé que, quand on est pas la, il doit vivre des aventures extraordinaires où les souris dansent avec lui, où il explore les confins de mon placard et où le mot d’ordre est, je fais le foufou maintenant comme ça j’embêterais pas ma maîtresse ce soir à 1h du mat. Dommage de rater ça non?

C’est à toi Blacky!

« Je tiens d’abord à préciser que j’ai jamais demandé ça moi. Ma maîtresse doit être en panne d’inspiration et qui c’est qui trinque? C’est bibi. Bientôt elle va écrire « kjsdfokhezkfn ioehzfmojezb nezoifhzùonv eomjhfoeqnf » et faire croire que c’est sa fille qui a écrit un article. Bon, on va pas la contrarier, je voudrais pas qu’elle me prive de croquettes.

Par quoi commencer? Le commencement? Le comment je fais, le comment je vis, le comment je dors et mange?

Alors déjà, pour que tout soit clair, la chose que je préfère par dessus tout c’est boire de l’eau. Au robinet. Parce que dans la gamelle c’est beaucoup moins drôle et ça fait moins chier ma maîtresse. Je voudrais pas faire le chat qui se plaint d’ailleurs mais, parfois, elle oublie de me changer l’eau pendant 24h. La SPA, n’intervenez pas s’il vous plait, j’ai de quoi dormir et je peux faire mes griffes sur le canapé. C’est pas rien.

Commençons par la deuxième partie de ma nuit. Car non mes amis, ma journée ne commence pas à 7h du matin quand mon réveil sonne.

4h du matin. Ce que j’aime c’est me réveiller au creux des bras de ma maîtresse et la regarder. Parfois quand la lumière de la chambre de sa fille est allumée, je peux admirer tout les détails de son visage endormie et les moindres tressautements des ses yeux et quand je sens qu’elle est dans un sommeil profond…

BIM!!!!! Je lui fous un bon coup de griffe des familles dans les yeux ! Ou sur le nez ou le front. Au choix. C’est tellement exaltant!

« TIENS T’AS QU’A CHANGER MON EAU PLUS SOUVENT ! TIENS T’AS QU’A PAS AVOIR FAIT UN ENFANT QUI ME CASSE LES COUCOUNIETTE !!!

Putain j’en ai plus. BAH TIENS! CA C’EST POUR M’AVOIR COUPER LES COUILLES! »

Tellement de bonnes raison de me venger sur elle quand elle est enfin tranquille et délestée de sa journée de travail/maman. Niark Niark. Et puis comme est elle trop fatiguée, elle a même pas le courage de me taper ou de me punir. C’est décidément mon jeu préféré du monde entier. Tiens, petit coup de barre. Allez je me rendors.

7h. Son réveil sonne et me réveille aussi. Tiens, J’AI FAIM !!! Je passe en mode relou. Si je la lâche pas d’une seule semelle, elle va craquer et me donner à manger en premier. Et pas à son soit disant « bijou d’amour » de petite fille.

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Putain mais elle se lève, je lui cours dans les jambes, je lui lèche le tibia avec ma langue toute rappeuse qui fait mal pendant qu’elle fait pipi et elle s’en fout! Ok mode vénère enclenché. Je vais miauler. Je vais miauler jusqu’à la faire saigner des oreilles.

Miaou

Non mais je rêve elle prépare le biberon de son « bébé »!

MIAOU

Ah ok, elle m’ignore et va lui mettre un dessin animé.

MIAAAAOUUUUUUUU

Elle lui apporte son biberon comme une princesse alors que moi je meurs de faim!

MIAOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU

Ah bah enfin bordel!!!

Mouai, c’est des croquettes quoi. Bah en fait j’ai plus faim. Je vais plutôt aller l’emmerder pendant qu’elle se déshabille en rouvrant la porte qui grince de la salle de bain avec mon gros ventre à chaque fois qu’elle la pousse pour pas avoir froid. Oui c’est pas mal ça tiens!

J’aime attendre patiemment sur les toilettes qu’elle sorte de la douche. Parce qu’après c’est le moment fou ou elle se lave les dents. Et j’ai beau la critiquer, elle est quand même sympa car elle me laisse boire l’eau en même temps qu’elle. Même que parfois, ma tête arrive en premier sous l’eau et elle a pas la place d’en avoir.

Eau sur la brosse à dent. Ok je bois. Fermeture de l’eau. Brossage de dent. Rinçage de la brosse à dent. Ok je bois. Fermeture de l’eau. Lavage de langue. Rinçage ultime de la brosse à dent. Ok je bois. Rinçage de la bouche. Ok je bois.

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Après m’être allègrement désaltéré directement à la source, il est temps d’aller un peu embêter le poupon, cet être charmant qui adore me courir après sans raison et m’écraser quand je suis posé pépère pour me faire un « câlin ». Ne vous me méprenez pas. J’aime les câlins. Mais quand ils viennent d’elle, j’ai plutôt l’impression qu’elle espère que je décède sous sa bave qui tombent en lave sur mon beau poil brillant que je passe 15h par jour à lustrer.

Ma proie est gentiment posé sur le canapé entrain de regarder la télévision. Ni une ni deux, je cours vers elle pour me poser pile sur ses jambes. Elle hurle que je lui fait mal. Je sais que c’est faux. Je suis lourd, certes, même un peu trop ok mais elle a de bon cuisseaux alors n’abusons pas. Je reste jusqu’à ce qu’elle hurle tellement fort que ma maîtresse soit obligé d’arrêter ce qu’elle fait pour venir me déloger. Et dieu sait que le matin le temps est compté. Elle arrive en beuglant et me pousse par terre. Gagné! Je l’ai encore fait chier!

Et si maintenant, j’allais me poser pile poil au milieu du couloir entre la porte de la salle de bain et celle du salon? Ma maîtresse passe une première fois, elle m’enjambe en râlant. Je ne bouge pas. Elle passe une deuxième fois et m’oublie, BIM elle manque de trébucher. Elle râle. héhé Allez une petit troisième fois et je lui mets un petit coup de griffe au passage histoire que ce soit plus fun. Oh purée sa ceinture de robe de peignoir traîne au sol. YEAAAAAHHHHH je cours, je l’attrape, je tire avec mes dents, mes griffes, un peu de pied de Lamereflemarde au passage et OUAI j’ai réussis à l’enlever !!!!!!

Je suis trop content.

Oh! J’entend le robinet de la cuisine qui coule! Viiiiiiiiiiite il faut que j’aille boire l’eau qui en sort! Il le faut, il le faut !!! Va y je dégomme tout je m’en fou! Les chaussures, la vaisselle, le -c’est quoi ça? le truc non identifié qui traîne depuis deux jours- et j’arrive enfin à l’évier. Et merde elle a finit.

Du coup je vais aller me poser un peu dans le lit de poupon. Trop d’effort en peu de temps.

Je reviens vite pour vous raconter la suite de ma journée.

Vous me pardonnerez pour le style un peu décousu de cet article mais je suis un chat. Ne l’oublions pas. »

 

 

 

Le La Les L’ #1

Mon vrac à moi.

Le temps qui passe beaucoup trop vite et qui laisse le temps de rien. Entre le travail et les taches quotidiennes, j’ai l’impression que je profite pas assez de ma fille comme il faudrait. Le week end il faut faire tout ce qu’on a pas le temps de faire la semaine et c’est horrible parce que quand elle me dit « tu joues avec moi? », je suis entre milles trucs, et la je me dis que je suis à coté d’elle mais pas vraiment AVEC elle. Il faut que je me pose, que je prenne le temps, que je m’arrête dans ma course et c’est ça le plus dur. S’arrêter dans sa course et avoir peur de ne jamais redémarrer. De tout plaquer et de rester la, avec elle, toute la vie à rigoler, à se raconter des histoires. A la regarder s’émerveiller d’un rien avec ses grands yeux bleus. Et la peut être que le temps freinerait un peu non?

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La Bande dessiné. Depuis quelques temps, je m’initie un peu à la BD. Oui plus jeune, je me plantais régulièrement Mafalda et Gaston Lagaffe en intraveineuse ainsi que le grand duduche alors que je comprenais pas la moitié mais depuis c’est le néant. J’ai essayé les mangas, un peu, que j’aime bien mais sans grande passion et puis quelqu’un m’a fait découvrir Daniel Clowes, il y deux ans et depuis je tente d’en emprunter à droite à gauche et de découvrir d’autres auteurs. Si vous aimez les artistes engagés et les trucs un peu trash, je vous conseille fortement de lire les BD du duo de Cha et El Diablo. C’est drôle, c’est cru, c’est décalé et c’est putain de bien dessiné! J’ai lu Pizza Road trip et Un homme de gout Tome 1 et je ne peux que vous dire de foncer!!! Âmes sensibles d’abstenir par contre….

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Les maladies qui vont qui viennent. Poupon a été chez la nounou pendant 2 ans et demi avant de rentrer à l’école. Elle n’a donc jamais connu la joie de la vie en communauté et toutes les maladies qui vont avec. D’ailleurs, elle n’a quasiment jamais été malade depuis sa naissance! Je me tape donc depuis la rentrée un bon petit florilège de rhino-pharyngite, gastro, rhumes et otites. Genre sos médecin un samedi soir à 23h, ça j’avais jamais testé encore! Pour moi oui, fragile comme je suis, mais pour elle jamais! J’ai donc découvert avec, le supplice de la voir souffrir sans rien pouvoir faire. Je voulais juste aspirer sa souffrance par mes pores et subir à sa place la douleur qu’elle éprouvait. Tout va beaucoup mieux depuis et elle a pété la forme tout le dimanche malgré une nuit de merde. Alors que moi j’étais comme un gros déchet perdu hors de sa poubelle.

L’Automne. Ses feuilles mortes, ses tons orangés, marrons et jaunes. Je sais pas vous mais moi, c’est une de mes saisons préférée! Avec l’été, le printemps et même l’hiver! Je peux pas choisir, je les aime toutes pour une raison ou pour une autre. Mais l’automne a ce truc particulier, cette lumière à la fois déprimante et entêtante. Comme une chanson d’amour trop triste mais qu’on peut pas s’empêcher d’écouter. C’est l’approche de Noël et de toutes les décorations qui vont avec, y a des feuilles a balayer partout avec ses pieds, il commence à faire froid mais pas encore trop et surtout, maintenant, c’est la saison de la naissance de Jeanne. Bon ok, c’est peut être ma saison préférée finalement.

Bonne fin de dimanche et bon courage pour demain!

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L’écart de mère #1

Si il y a bien une chose qui m’horripile au plus haut point, se sont ces parents qui se donnent le droit d’avoir un avis sur tout et qui pensent savoir. TOUT savoir.

Est ce qu’on deviendrait parfaites à partir du moment ou nous mettons bas (oui la vache m’inspire la tout de suite pas vous?)?

Est ce que les erreurs nous deviennent interdites avec le pack de la parentalité?

N’avons nous pas le droit de craquer parfois et de faire des choses dont nous avons honte après? Des choses qui nous font culpabiliser pendant des jours? Cela nous appartiens non? Ce truc qui nous ronge et qui nous donne déjà bien du tracas.

Je vous laisse lire ce post d’une blogueuse que je ne connais pas personnellement et que je commence tout juste à lire. Et si vous êtes dans le même état que moi après cela, revenez ici j’ai quelque chose à vous proposer.

Alors? Vous vous sentez comment? Vous n’avez pas envie de vous lâcher la? Cela ne vous donne pas encore plus envie de déverser toutes ces choses que vous faites en mauvaise mère? Avec cette épée de Damoclès alias l’enquête sociale qui plane sur votre tête plusieurs fois par semaine? Quand vous êtes fatiguée, quand vous êtes seule ou juste parce que vous avez passer une journée de merde au travail!

Et bien j’ai décidé de le faire. Je vous promet qu’aussi souvent que je fais quelque chose qui me tue mais que je fais parce que, parfois, oui, on sort de nous et on regrette juste après, je le publierai ici. Chaque fois que je fais un truc qui m’enferme dans ma tête parce que j’ai honte, parce que je voudrais retourner en arrière, parce que c’est rien mais faudrait pas le refaire, parce que putain ça m’a fait du bien mais, et si après elle a peur de moi? Et si mon Poupon ne m’aimait plus à cause de ça?

Je dis pas qu’il faille tout dédramatiser. Il y a des choses graves qui sont faites et il faut apprendre à ne plus les faire, à vivre avec ce qu’on a subit plus jeune dur ou moins dur et ce qu’on voudrait ne pas réitérer. Mais, allez, il faut en parler sinon on fait quoi? On reste dans nos silences et nos troubles et on fait toutes une dépression?

J’ouvre le bal.

La semaine dernière Poupon a eu une gastro pendant la nuit. C’est donc tout naturellement que je l’ai prise dans mon lit pour pouvoir la faire délicatement rendre, toutes les demies heures, hors de mes doux draps. La journée qui suivie fut passée toujours dans le même lit entre siestes, lectures et dessins animés. Le soir même après quelques difficultés, elle accepte de faire à nouveau dodo seule dans son nid douillet. Mais le lendemain, au moment de la sieste, un monstre se réveille. Elle veut ABSOLUMENT (ça m’a l’air même vitale dans ces moments la) dormir dans MON lit.

« Je veux dormir dans ton lit »

Non, tu n’es plus malade, il y a le lit de maman et le lit de Poupon tu le sais très bien.

« Je veux dormir dans ton lit »

Non Poupon.

« Je veux dormir dans ton lit »

Silence

« Maman pourquoi tu parles pas? »

« Je veux dormir dans ton lit » 75 ème fois et une demie heure plus tard (et franchement je n’exagère même pas)

Je sors de mon lit en furie. Je voulais dormir, je voulais du silence, je voulais me retrouver avec moi. Aucunes de ces raisons n’étaient vraiment valables pour m’énerver à ce point si ce n’est la répétition de cette phrase qui me rendait folle. J’aurais du lui dire « Ok on fait pas de sieste, visiblement tu n’es pas fatiguée, trouvons un jeu tranquille à faire ». Non au lieu de ça je me suis levée, je suis allée près de son lit et je lui ai hurlé dessus comme jamais.

Puis j’ai attrapé sa couette que j’ai fait voler sur elle comme pour la fouetter, puis j’ai pris son doudou que je lui ai balancé violemment à coté de sa tête. Je pense que si j’étais sortie de mon corps et que j’avais vu cette scène, j’aurais d’abord flipper puis ris jaune puis flipper. Je devais être complètement ridicule et Poupon devait être complètement apeurée.

J’ai balancé (délicatement si je puis dire) des livres sur son tout petit corps en lui disant de lire et de se taire et je suis partie me recoucher.

A quoi ça a servit? A me défouler et à faire taire ma fille. Mais sous peine de quoi? Qu’elle me craigne? Qu’elle sursaute à chaque fois que je suis fâchée et que je m’approche d’elle? C’est pas mon but mais pourtant, à ce moment la, c’était la chose que j’ai été capable de faire.

J’aurai pu m’enfermer dans la cuisine et me calmer aussi. Et puis si j’avais été meilleure, et puis si et puis ça.

Purée ça se saurait si tout le monde était parfait? Le monde serait aussi merdique que maintenant si c’était le cas?

Donc, si vous avez besoin de dire des faits qui se sont passés chez vous, de vous exprimer sur quelque chose qui vous mine, faites le!

Si vous souhaitez le faire ici, je vous invite à me laisser un commentaire et on dédramatise ensemble qu’en pensez vous? 🙂

PS: la photo n’est pas de moi mais je trouvais qu’elle illustrait bien l’article! C’est une photo en libre service donc pas de crédit!

Le marathon quotidien #2

Nous revoici en direct du marathon quotidien de lamereflemarde! Nous nous étions arrêté à sa pause déjeuner et la retrouvons donc sur le chemin du Japonais, qu’elle affectionne particulièrement, nous dit elle.

13h20 le service est long, lamereflemarde s’impatiente et nous montre une facette de sa personnalité que nous nous passerons de commenter pour ne pas faire fuir notre auditoire. Nous pouvons juste vous dire que la faim n’améliore pas son grand manque de patience.

13h32 les plats sont enfin arrivés. Nous plaignons un peu ses collègues tant la mereflemarde est délicate avec des baguettes. Manger sous des giclés de sauce soja et postillons, cela fait réfléchir à deux fois avant de devenir son ami.

14h c’est la reprise. Nous on va à la fnac en attendant salut.

16h30 pause cigarette. Ahlala c’est très mauvais pour la santé. Elle devrait penser…  BIP. Je crois que nous venons d’être censuré.

18h la course reprend ! Après avoir troqué ses talons contre une paire de chaussures plates, lamereflemarde tente chaques jours de courir jusqu’au métro pour gagner du temps mais nous on trouve que ça ressemble plutôt à une course de marche rapide. Vous savez, celle où des gens bizarres roulent des fesses avec le dos bien droit? La c’est pareil avec le dos vouté.

Metro bonheur en odeur BIS.

Course en marche rapide BIS.

18h29 elle récupère enfin son précieux devant le regard inquisiteur des animateurs qui semble dire »ok ce soir tu as réussi t’as de la chance mais demain t’arrive à 18h31 t’es morte ». Pas glop.

Elles se dirigent donc toutes deux vers leur nid douillet. Lamereflemarde nous prévient que la maison n’est pas très loin et qu’en temps adulte c’est à 4 min à pied. Par contre, en temps enfant, elle ne peut rien nous garantir. Nous sommes un peu interloqués quand nous commençons le trajet. Nous comprenons très vite.

Oh une flaque d’eau! – 1min30

Nous croisons un pigeon – 2min

Un avion passe à ce moment la – 20 secondes

Un coin de rue. « Joue à Cache cache toi! » – 40 secondes

Un vélo passe – 10 secondes

Un deuxième coin de rue « Joue à cache cache maman! » – 35 secondes

Nous passons devant un terrain de tennis – 3 min

Des gens travaillent dans un bureau – 20 secondes

Sous le terrain de tennis se trouve une baie vitrée avec un gymnase en sous sol – 1min30

Malheur, quelqu’un à jeter sa capsule de bière – 35 secondes

Une rue à traverser donc un trottoir à sauter à partir de 3 – 1, 2, 3 secondes

Et elles arrivent ENFIN devant l’immeuble! En temps enfant: +9.23 min donc. C’est pas très long dans une vie à allure normal. Mais à allure d’escargot, c’est long putain. Pardon.

Elles entrent donc dans le bâtiment et lamereflemarde, qui a perdu ses clefs de boites au lettres, insère ses doigts dans la fente sous le regard amusé de son Poupon. Un papoum, un famili. Ouf personne n’a volé son courrier aujourd’hui. En même temps nous nous demandons quel voyou serait intéressé par ces magazines……Nous ne relevons pas.

Elles passent la cour quand Poupon décide de jouer à sa troisième partie de cache cache en 15min. Elle exige que sa maman se faufile dans un cajibi dégueu ou se mèlent araignées et débris de bouteilles. Ce qu’elle accepte. L’amour d’une maman n’a décidément vraiment aucune limite.

Petite séquence émotion.

Après cette micro partie vite abrégée, vient le moment de monter les deux étages. BIM dans le mille! Elle cède encore et porte le Poupon qui l’imite quand elle souffle, à moitié décédé des jambes. Elle va craquer, elle va craquer… Et non elle arrive enfin au deuxième étage dans un mélange d’hyperventilation et de nausées, lâche son enfant tel un sac de patate, cherche ses clefs pendant 10 min et atteint enfin l’appartemen à 18h55 !!!

On nous dit que lamereflemarde a besoin de s’allonger à même le sol pendant quelques minutes afin de se préparer à la suite, le baindinercouché.

Nous revenons très vite pour la dernière partie de ce marathon.

La première rentrée de sa vie

Cette semaine, c’était la rentrée en petite section de maternelle de Poupon.

Quand je pense à mes années d’école et de collège (le lycée ne me laisse pas un souvenir impérissable, sinon mauvais) j’arrive encore à ressentir l’excitation de la rentrée. Le choix du cartable, de la trousse, du cahier de texte. La découverte de sa nouvelle classe, de la personne qui va nous apprendre la vie… Tout autant de souvenirs qui me donnent des papillons dans le ventre. Cette semaine, c’était un peu ma rentrée aussi. J’avais juste envie de m’installer sur ces petites chaises de presque grand à en devenir et d’écouter la maîtresse me raconter des histoires.

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C’est plutôt cool d’être parents pour redevenir un peu enfant.

Pour la pré rentrée, qui consiste à visiter l’école et à rencontrer la maîtresse et l’ATSEM, madame Poupon était à l’aise!

« Je veux dessiner », « Je veux le tableau », « Oh des poupées! » et puis petit à petit, elle a du sentir la maline que c’était bien trop facile pour être vrai… « Je veux pas la maîtresse » BIS, « Je veux plus jouer », « Je veux pas la maîtresse » BIS en tremolo majeur.

Elle avait compris, ce calvaire de jouer toute la journée avec d’autres enfants, faire la sieste et se la couler douce en écoutant des histoires, ça allait être son quotidien! Et sans nous! Monde de merde. Et puis, un petit conseil les parents (oui j’avais dit que j’en donnerai pas mais crois moi, tu me remercieras) quand tout va mal et que ton enfant se meurt, il te suffit juste de prononcer ce mot: TOBOGGAN

Et la tu le sens dans ses yeux, c’est la révélation! Un toboggan a dispo tous les jours? Genre, UN TOBOGGAN pour MOAAAA ????? TOUS LES JOURS?????

C’était dans la poche, nous pouvions continuer la visite car le but ultime pour elle à ce moment précis, c’était de découvrir la cour et son toboggan. Qu’elle a à peine calculé soit dit en passant. Le miracle de l’enfant.

Le lendemain, ce fut donc la vraie rentrée. Celle où je laisse le rubis de ma vie à des inconnus. Ca va le faire, je gère! Et le drame, Poupon ne pleure pas à l’école non, elle commence dès la sortie de l’appartement! « Je veux pas aller à l’écooooooleeee », « je veux pas la maîtreeeeeesse » REFRAIN. Devinez donc ce que j’ai fait à la moitié du trajet? TOBOGGAN les amis, TOBOGGAN! En grand, en exagéré, en affiche de film, en paillette et strass. Et ça a marché! Tellement qu’elle ne m’a donc pas calculé au moment de partir. Non non je n’ai pas pleuré. Je suis partie la tête haute sans me retourner. Enfin si, une dernière fois pour voir si elle se souciait un minimum de ma condition. Mais non, que neni! Je me suis donc retournée mille dernières fois et je suis partie.

Sa première rentrée… Elle est passée. Je ne vous raconterai évidement pas comment elle n’a pas voulu quitter l’école quand on est venue la chercher, ni comment elle m’a réclamé l’école le lendemain tout le trajet pour au final hurlé quand je l’ai quitté. Non, vraiment, l’enfant n’est pas du tout un être étrange.

Et vous c’était comment?

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