La bouffée d’air

Ce weekend, j’ai eu la chance de pouvoir partir chez les parents de mon adorable voisine, mon couteau Suisse, pour prendre l’air. Le besoin de m’éloigner pour pouvoir reprendre mon souffle était devenu vitale. Et pour elle aussi. Reprendre nos marques dans ce quartier graffé par une tragédie c’est pas évident. Témoin ou pas, c’est dans l’atmosphère. Ça rentre dans les tripes. C’est comme quand quelqu’un dérange ta chambre, redispose bien après en prenant soin de tout remettre à sa place mais c’est trop tard, ça sent le dérangement. Bah notre quartier c’est un peu ça maintenant. Y a quelque chose qui a changé de place et ça va être dur de bien le remettre.

Du coup, sur un coup de tête on s’est barrées, nos filles sous le bras. Pas très loin en Seine et Marne mais juste assez pour que l’air revienne et que nos cœurs oublient un peu.

Y avait le poêle, le chien et les chats. Le café sous le bruit de la pluie qui rebondit sur la véranda. Les bons repas, les parents sympas, nos jolies poupées et ma super copine. Tout pour passer un bon moment et penser à autre chose. Et ce fut le cas! Nous nous sommes même surprise toutes les deux de ne pas y avoir pensé pendant au moins deux heures… C’est fou non?

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On a zoné, on a fouiné chez NOZ (je connaissais pas mais purée c’est génial !!! Rien que pour ce genre de magasins pas cher, je veux vivre à la campagne!), on a bu, un peu, on a parlé, beaucoup comme d’hab mais pas assez comme on aurait voulu. Mais c’est pas grave, je monterais deux étages cette semaine pour un bon verre de vin et quelques cigarettes.

Pleins de petites choses réconfortantes et justes assez pour me redonner envie d’écrire un peu par ici. En fait c’est faux, c’est pas l’envie qui m’en manque. C’est juste qu’après ce vendredi 13, j’ai un peu de mal à penser à des articles cool à écrire. J’ai pas super envie d’être drôle mais j’ai pas envie d’être déprimante non plus alors je préfère ne rien écrire et attendre un peu.

Je sais « la vie continue » et je la mets très bien en pratique cette phrase qu’on entends partout ces derniers jours et qui, en vrai, commence à me sortir par le cul. Mais je sais que je ne suis pas la seule à sentir ce truc malsain planer au dessus de ma tête. Un tout petit nuage gris avec des grêlons prêt à sortir, comme si on avait perdu quelqu’un de proche (ce qui est le cas pour beaucoup). Et cette sensation, j’ai pas envie de la laisser s’emparer de moi mais j’ai aussi envie de la laisser s’exprimer et d’arrêter de la renier. Parce que c’est la que ça devient incontrôlable.

En vrai, j’ai peur. J’ai super peur. Et j’ai pas envie d’avoir peur de cette peur. Alors je continue tranquillou mon chemin avec elle à mes côtés pour l’instant. Je l’apprivoiserais, je ne suis pas très forte à ça mais je vais apprendre. Parce que si ça doit dégénérer, peut être que ce sera ma force et non ma faiblesse.

 

 

 

 

 

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